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Grenelle de la Mer
La pêche de loisir menacée ?
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La charte
La contribution du CNPMEM et des ONG
La contribution de la FNPPSF
Où en sommes nous
Les conclusions définitives du grenelle
Un peu d'histoire
A
la suite du Grenelle de l'environnement les "comop"
(commissions) avaient débouché sur un texte qui faisait consensus
entre les pêcheurs professionnels,
les associations écologistes et
la FNPPSF, la charte qui prévoyait essentiellement:
Une
déclaration de pêche, gratuite, attestant que le pêcheur a pris
connaissance des règlementations, entre autre sur la protection de
la ressource
Le
marquage des prises pour empêcher leur vente
Le
renforcement des sanctions (pouvant aller jusqu'à la confiscation de
la voiture ou du bateau en cas de récidive) et la mise en place de
comités de suivi départementaux,
pour lutter contre toutes les
formes de braconnages et contrer la vente illégale.
Instauration
d'un repos biologique (interdiction de pêche sur les frayères) pour
les espèces menacées
Respect
des tailles pour toutes les espèces pêchées et limitation
journalière des captures pour les seules espèces en danger.
Cette
charte n'a à ce jour pas été signée par le ministre.
Voir le texte complet de la charte
A
la fin du Grenelle de la mer,
le 2 juin, veille de la clôture
des débats des groupes de travail, les ONG Bloom,FNH (fondation
Nicolas Hulot), Greenpace, Robin des Bois, WWF se sont associées
au
CNPMEM (comité national des pêche maritimes et élevages marins)
pour déposer une contribution demandant :
Un
permis de pêche embarquée, sous marine et du bord
Des
interdictions de pêche pour certaines espèces
Une
réduction au minimum du nombre de captures autorisées (4kg par
pêcheur par exemple en Italie)
Le
marquage immédiat des prises
La
suspension ...de toute cueillette sur l'estran ...en période de
marée à fort coefficient.
Le
renforcement de la surveillance par la mise en place de gardes jurés
embauchés par les comités régionaux ou locaux des pêches.
Voir le texte complet de cette contribution globalement inadmissible
La
FNPPSF, qui n'était pas représentée dans cette phase du
grenelle, a réagi lors des réunions publiques de la 2ème phase en
faisant déposer, et aussi souvent que possible valider,
dans chaque
réunion régionale, sa propre contribution résumée ci-
dessous:
Un
manque de concertation inadmissible car les principaux intéressés
n'ont pas été entendus
La
charte mer est un texte innovant et consensuel que nous nous
sommes engagés à expliquer et à faire respecter, et qui prévoit
de corriger au bout de trois ans les mesures mises en place si elles
sont jugées insuffisantes.
La
limitation des captures, 2% des prélèvements des pros, se fera
automatiquement par la lutte contre le braconnage et la vente
illégale. Nous ne sommes pas opposés au marquage des prises.
Le
permis mer est une fausse bonne idée, la charte prévoit une
déclaration gratuite. Cela conduira à une taxation supplémentaire
des plaisanciers (poids économique de la pêche de loisir 2
milliards € dont une partie serait mise en danger).
Nous
souhaitons le développement des récifs artificiels qui
favorisent la protection de la flore et de la faune et empêchent un
certain nombre de pratiques illégales (chalutage dans la bande des
trois milles)
Le
rejet des boues en mer est insuffisamment traité , de même
que l'influence des pollutions terrestres sur le milieu
maritime.
Il
n'y a pas de propositions sérieuses concernant les pêches
intensives pourtant à l'origine de la raréfaction des espèces,
il est plus facile de s'attaquer aux plaisanciers.
L'instauration
d'un repos biologique est
une priorité
A
défaut d'un véritable ministère de la mer, nous demandons que les
pouvoirs de la Maison de la Mer
soient renforcés en particulier pour lutter contre les incohérences
réglementaires
et comportementales constatées sur l'ensemble du
littoral.
Voir le texte complet de la contribution déposée à Brest
Où en sommes nous à l'heure actuelle (7 juillet 2010) ?
Déclaration de Jean Kiffer (président de la FNPPSF)
Vous n'ignorez pas les propositions
faites par le Grenelle de la Mer pour encadrer la pêche de loisir et notamment
la contribution faite conjointement par les ONG et les Pêcheurs
professionnels.
Certaines, comme le permis et la mise en place de quotas
excessifs, sont de nature à mettre en péril l'activité que nous
défendons.
Lors des réunions
décentralisées du Grenelle de la Mer, nous avons réussi à nous faite entendre :
la charte assortie d'une période d'observation de 3 ans
pourrait être une solution acceptable pour tous.
Je doute
que nos interventions soient suffisantes. Je crois que nous devons
continuer, plus que jamais, à faire valoir et expliquer nos
positions.
Les tables rondes de
synthèse devraient avoir lieu vers le 10
juillet. Elles risquent d'être déterminantes...